Particules fines (PM) dans l'air de la chapelle des anges (abbatiale de Saint-Chef)

Graphique des comptages de particules

Vous pouvez consulter les normes pour la qualité de l'air (pdf). En résumé, l'air est qualifié de "BON" pour une teneur inférieure à 50 µg/m3

Ce graphique reprend les comptages des particules sur la denière période de dix jours des mesures (cliquer dessus pour obtenir une jolie figure en pdf), cliquer pour un historique hebdomadaire de ces graphiques est disponible sous forme d'une liste de fichiers pdf et png. On y a reporté la masse des particules en suspension dans l'air mesurées à l'aide d'un compteur optique de particules MetOne 237A qui est installé dans la chapelle nord (suspendue) de l'abbatiale de Saint-Chef. On y a distingué les particules les plus fines avec un diamètre de l'ordre du micromètre (<5μm), et les plus grosses donc de taille >5μm. La valeur marquée "total" peut se comparer à l'indicateur "PM10" des agences de l'air.

Le principe de la mesure est assez simple: un flux d'air activé par une petite pompe est canalisé en un jet d'un millimètre de diamètre qui rencontre un faisceau LASER. Losqu'une particule passe à travers le faisceau, elle émet un éclat qui est mesuré (schéma). Le nombre d'éclats correspond au nombre de particules et l'intensité de chaque l'éclat dépend de la taille de la particule qui l'a généré. En faisant des hypothèses sur la forme et la densité des particules on peut obtenir la masse de particules en suspension (aérosol solide, PM ou SPM) à partir du nombre de particules de chacune des tailles mesurées.

Le devenir des particules dépend des conditions locales des mouvement d'air. Dans un air calme et sec, les particules les plus grosses vont sédimenter au sol et sur toutes les parois horizontales à une vitesse de l'ordre du mm/s pour les plus grosses (10µm de diamètre); les plus fines (<1 µm) vont diffuser dans tous les sens et se coller sur toutes les parois. Si l'air est en mouvement, on trouvera des concentrations de dépôt dans les zones de turbulence comme les embrasures de portes et de fenêtres ou les orifices d'aération. Si l'air est humide, on peut observer des condensations de vapeur d'eau sur les particules qui vont grossir pour former un brouillard visible de gouttelettes d'eau en suspension formées par la condensation de la vapeur d'eau sur les particules de toutes tailles.

Les particules sont générées par des actions mécaniques: tout frottement génère des particules. Le seul fait de marcher tranquillement produit un million de particules par seconde par le frottement de la peau et des vêtements. Le vent qui frotte sur le sol génère des particules de sol. On observe assez féquemment de la poussière du sol sub-saharien traverser la Méditerranée pour venir alimenter l'air des Alpes avec ce type d'aérosol plutôt classé dans la catégorie "grosses particules". Le deuxième mode de génération qui va créer surtout de très fines particules est chimique ou physico-chimique: (i) la combustion qui génère des cendres volantes et des suies, (ii) certains gaz émis par les plantes ou les activités humaines vont se transformer en particules sous l'action du pouvoir oxydant de l'atmosphère.


Une archive des graphiques se trouve , les données actualisées toutes les 2 heures ici, et une photo de la chaîne de mesure sur ce lien.

On peut comparer avec les données de l'air ambiant extérieur produites par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (choisir un point de la zone le plus proche de Saint-Chef)

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